ART
BLASTER
.NET
CHARLELIE /// INTERVIEW

CharlElie : Eléments de la reconstruction

Connu en France pour son activité dans le domaine de la musique et la chanson, artiste au plein sens du terme, CharlElie s’est installé à New York pour y développer sa peinture.
Nous l’avons rencontré avant sa première exposition en France depuis son départ.

ARTBLASTER : CharlElie, ton 17ème album studio,« New Yor-Cœur » sortira en Novembre, et tu présentes cette double exposition à Paris et à Lyon  intitulée "Eléments de la Reconstruction",  comment organises-tu ton temps entre la France et les Etats-Unis?
CharlElie
- Je suis comme beaucoup de New-Yorkais: j’ai deux métiers. À New-York, je ne fais que de la peinture. En France, on m'a d'abord connu comme chanteur alors j'ai plus de choses à faire dans le domaine de la musique. Disons que je suis un « peintre qui fait du rock ».

A - Ingres avait son violon, toi tu as le rock?
C
- Si tu veux, mais j'ai toujours mené de pair l'un et l'autre.

A - Tu travailles à Manhattan?
C
- Oui, j’ai un atelier au 19ème étage d'un building dans le Garnment district, le dernier quartier industriel de la ville.

A - Tu as toujours peint ?
C
- J’ai commencé à exposer à l'âge de quinze ans, puis j'ai fait 5 années aux Beaux-Arts de Nancy d’où je suis originaire, avant de partir gagner ma vie sur les routes. J'ai continué à peindre dans les hôtels en tournée? Je peignais ce que j’avais sous les yeux.

A - Comment définirais-tu ta peinture ?
C
- Disons que c’était une peinture du souvenir, une peinture figurative avec des images associées comme dans un rêve.

Je cherchais  la jonction avec mon travail musical. Faire des tableaux comme j'écris des chansons.

A -  Et aujourd’hui ?
C
- Mon travail a beaucoup bougé depuis que je suis arrivé ici. Je suis entré dans la ville. C’est devenu une peinture plus intérieure. Je me reconnais assez dans la définition « Abstraction narrative » qu'en a fait un journaliste.  Je n’ai plus besoin des mots, l’Esthétique parle d’elle-même. C’est à la fois plus accessible et plus mystérieux. J’ai appris à me définir dans l’Indéfinissable de cette "cité de la diversité".

A -  Mais encore ?
C
- Je construis des objets-sculpture par assemblage à partir de bouts de bois que je récupère dans la rue. Je les assemble et ensuite j'extrapole en deux dimensions. C’est ce que j’appelle « la Sublimation », (dans le sens quasi chimique du terme) : transformer un corps solide pour en faire une pensée. C’est  « le deuxième degré
d’interprétation ».

A - Tu t’inspires du réel ?
C
- Oui, j’essaie de voir ce qu’il y a au-delà de l’apparence.

A -  A Paris tu présentes quoi ?
C
- Je présente des peintures inspirées d'objets en forme d’outil.

A - Et à Lyon ?
C
- Aussi et puis d'autres tableaux dont l'origine se trouve dans l'organisation mentale à l'image du plan de la ville.

A - D'où vient ce  titre de l’expo : « Eléments de la Reconstruction » ?
C
- Je suis allé à New York pour me reconstruire. J’avais l’âme en chantier, l’impression de ne plus me reconnaître. J’appris à admettre qui je suis, à me définir à travers ce monde en plein chambardement dans lequel les choses s’écroulent plus mieux se reconstruire.

INTERVIEWS

 
/// © ARTBLASTER 2006 - tous droits réservés ///